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Le costume féminin vers 1830-1850.

D'après les croquis de H. Lalaisse, une des seules sources iconographiques sur le costume au 19ème siècle.

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Le costume représenté est celui d'une riche paysanne. Elle porte une robe noire et un corselet sans manches près du corps, bordé au col et aux emmanchures de velours.
Une bande de velours également sur les manches.
La robe est très longue. Un tablier de couleur claire, même hauteur que la jupe.
En 1850, le tablier est à encolure basse. On distingue bien le col, la taille est arrondie et le devantier n'est pas large. 

 Le costume féminin début 20ème.

Le costume a évolué, le corselet et le gilet vont devenir qu'une seule pièce qu'on appellera : la camisole.
Elle est en mérinos , en drap, en satin ou en moiré pour les mariées. Du velours sur les épaules et une bande de velours sur les manches.

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La jupe :

Est également en mérinos, drap, satin ou moiré, très foncé a l'arrière et plate devant et avec une petite bande de
velours au bas de la jupe.
Pour le mariage, on porte une camisole et une jupe en satin ou en moiré et pour les plus riches en satin sans velours et
suivant le rang social avec des perles.

Le tablier :
L'encolure est plus haute et apparition de piécette en "V" à la taille.
Le bas du tablier est moins haut : il faut laisser apparaître le velours de la jupe.
Il est en damassé, moiré, broché, brodé, tissage à même le tissu, avec des tons clairs au début du siècle.

1914-1920 : début des tabliers de velours de soie, sombres.
Le col est en dentelle, assez haut.
La coiffe se conpose d'un béguin avec des ailes bodées non relevées.
Le bonnet se noue sous le cou avec une jugulaire et porté près de la tête. Il peut être en tissu ou en tulle sur les cotés.
La coiffe est tombante et comporte 2 petites bardes.
Au début, les coiffes étaient toutes brodées sur un coton ou un linon . Plus tard, elles se broderont sur organdi, tulle ou filet.
Les manchettes sont en tulle, brodées, noires ou blanches.

 

 

Le costume féminin des années 30.

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La camisole : de plus en plus de velours sur la camisole, au dos et aux manches.
La jupe est plus courte et portée à mi-mollets, la bande de velours est plus large.
Un galon délimite le velours du tissu, brodé au fil de soie noire appelé "Galon de Lorient".

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À partir des années 1930, la jupe étant plus courte, le tablier va être porté à la même
hauteur mais n'a ou peu changé.
Vers les années 1940, on trouve typiquement sur Lorient le tablier ornementé
à la peinture à l'aiguille avec pour motifs principaux : les fleurs, les épis de blé et les nœuds.
Après la guerre, le costume continue de raccourcir pour arriver sous le genou.

La coiffe et le béguin.

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La coiffe.
Les ailettes du béguin vont être attachées à la coiffe avec des épingles.
La visagière est plus amidonnée donc plus plate, ce qui lui vaudra le surnom "d'aéroplane"
L'ensemble coiffe, béguin, cols et manchettes sont brodés en parure et les broderies sont plus aérées.

Cette coiffe sera portée jusque dans les années 1960 et encore de nos jours, quelques rares femmes la portent.
Le col diminue en hauteur et peut être maintenu par une broche. il est porté au ras de la camisole et du tablier.

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Les manchettes sont larges et
- blanches en tissu fin brodé ou en tulle brodé.
- en tissu ou tulle noir pour les petites occasions et le deuil.

 

 

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Les jeunes filles en blanc.

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Tenue portée par 4 jeunes filles lors des processions. Elles étaient chargées de porter la Vierge.

 

 

 

 

Le capot.

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Au 19ème siècle, il est porté sur un bonnet de tissu sur la côte, dans les terres il est porté sans coiffe dessous.
L'hiver, il est noir avec une bande de velours plus ou moins large. L'été, de Pâques à la Toussaint, il est en indienne : blanc à pois mauve, ou bleu à pois blanc pour le deuil.

 

 

 

 Les enfants.

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Avant 1914, la fillette est habillée comme sa mère, dans les familles qui en ont les moyens.
Le petit garçon est habillé très tôt comme son père.

 

 

 

Le costume masculin.

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Au début du 20ème siècle, l'homme porte un gilet noir en mérinos, drap ou ottoman, avec des bandes de velours noir
autour du cou, très petites avant 1920 et plus larges après. Les poches sont également en velours.
Ce gilet comporte 2 rangées de boutons, et s'attache. Le nombre de boutons varie suivant les communes.
La veste, appellée "chuppen" noire, avec une rangée de boutons de chaque coté ne s'attache pas.
Elle comporte également des bandes de velours autour du cou et aux poignets.
Les poches sont en velours, avec une découpe différente suivant les communes. La veste a également une coupe
différente suivant les communes. Entre 1910-1920, on peut trouver la veste agrémentée de galon perlé, ou galon
de Lorient qui délimite le velours du tissu. Dans les années 1920, le "chuppen" sera remplacé par la veste droite
de la ville,le gilet et le chapeau seront conservés.
Le pantalon à pont dont la coupe est copiée sur le modèle de la marine, le fond est très bas. Il peut être à rayures,
gris ou noir.
La chemise à col officier, à plastron, puis avec un faux col cassé porté avec un noeud papillon ou une cravate.
Le chapeau à larges bords, au 19ème siècle prend la largeur des épaules pour protéger du soleil. Il peut être en feutre,
taupé ou en castor agrémenté d'un ruban de velours. Une boucle à l'avant pour les communes de Lorient,
Ploemeur,Larmor, Guidel, Lanester, Caudan, Gestel et Pont-Scorff. A guides de velours, longues à l'arrière, retenues par
une boucle pour les autres communes.

Le chapeau est porté bas pour montrer la boucle !!!!

Chapeau

La boucle appelée aussi "blouk araok" est en étain, métal argenté, plaquée or ou en or (pour les riches propriétaires).
A l'origine elle est petite et arrondie puis elle sera ovale.
L'été l'homme porte un chapeau de paille mais en réalité c'est de la ronce"
Les bijoux : L'homme porte uniquement la montre à gousset, accrochée par une chaîne de montre visible sur le gilet.

La tenue de tous les jours.

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Une jupe sans velours et un caraco noir plus élégant à la ville que celui porté à la campagne.
Un tablier
- avec un grand devantier pour aller à la ville et la coiffe est complète avec le béguin.
- ou sans devantier pour les travaux et là, on ne portera le béguin.

Le tablier et la jupe pourront être de couleur avec des motifs discrets.

 

 

 

La tenue de travail

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L'homme porte une blouse et une ceinture de flanelle, dessous une chemise de lin, avec col et poignets
en coton et un béret. Sur la côte, l'homme est en tenue de marin en toile brune, rouge ou bleue,
un béret ou la casquette marine. Se chausse avec des sabots.